Lomax 2CV : la transformation anglaise culte

Lomax 2CV
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Si vous rêvez de marier le charme brut de la vieille Citroën 2CV à un look de roadster anglais façon Morgan, la **Lomax 2CV** tombe à pic. C’est le genre de voiture qu’on ne rencontre pas tous les jours sur nos routes – et pour cause. Entre admiration, questions et envie de se lancer dans l’aventure, la Lomax fascine. Voyons ensemble comment ce kit anglais a transformé la modeste *deuche* en une véritable bête à sensation, et pourquoi elle est devenue une légende parmi les amoureux de voitures anciennes. Prêt à plonger dans le monde un peu fou des *transformations anglaises* sur base Citroën ?

Table des matières

Qu’est-ce qu’une Lomax 2CV ? La légende d’un « kit car » pas comme les autres

Autant vous le dire tout de suite : la Lomax 2CV n’est ni une Citroën, ni une Morgan, ni une voiture d’origine. C’est une transformation, un kit commercialisé dès 1982 en Angleterre par la Lomax Motor Co. Imaginez : sur la base châssis et mécanique de la 2CV ou de la Dyane, on refabrique toute la carrosserie en fibre de verre, on récupère le moteur, la suspension, la direction, bref tout l’ADN de la deuche, mais avec un habillage de petite anglaise racée.

Son créateur, Nigel Whall, voulait réconcilier l’esprit sportif des années 1930 avec la simplicité et l’endurance de la Citroën. Résultat : une « voiture kit » qu’on pouvait monter soi-même, avec son lot de personnalisations (coloris, phares, jantes, ailes…). Ce qui fait son succès ? Une gueule d’enfer, un poids plume, et un plaisir de pilotage à l’ancienne.

L’histoire d’une rencontre anglo-française : origines et essor de la transformation Lomax

Les débuts de la Lomax : de l’atelier au mythe

Le début des années 80, c’est l’époque où les amoureux d’anciennes carburent à la bidouille. En Angleterre, on ne trouve plus de vraies Morgan à prix abordable. Les « kit cars » fleurissent et, avec la 2CV disponible à la pelle et surpropre, la Lomax Motor Company flaire le bon filon. Il n’en fallait pas plus pour que les bricoleurs se jettent sur le projet : démonter une 2CV, virer la caisse d’origine, et venir greffer une fausse carrosserie sportive.

Entre 1982 et 2000, plus de 1600 kits seront vendus, principalement au Royaume-Uni, mais aussi aux Pays-Bas, en Allemagne, et dans une poignée de garages de passionnés en France. Preuve que le croisement du savoir-faire britannique et de la mécanique française, ça matche.

Inspiration design : la Morgan dans la ligne de mire, la Bugatti dans le rétro

Le style de la Lomax tape dans l’œil à la première minute. Avant longiligne, ailes proéminentes, échappement visible… On revoit les courbes d’une Morgan 3-Wheeler ou d’une Bugatti Type 35 d’antan. Pour autant, la simplicité et la rusticité Citroën restent présentes : la philosophie n’est pas au luxe tapageur, mais à la rigolade mécanique et au plaisir pur.

Côté look, chaque Lomax peut être unique : coloris personnalisés, finitions à la main, phares chromés ou non, volant sport style aviateur… Il existe plusieurs versions : tricycle (3 roues, la plus recherchée), quadricycle (4 roues), parfois même en 4 places sur-mesure. Mais attention, le style anglais vintage n’est pas qu’une histoire de déco : c’est aussi une affaire de sensations brutes.

La transformation : démonter sa deuche pour lui offrir une nouvelle vie (et quelques boutons de sueur)

Le chantier de la transformation : étapes et astuces empruntées à la 2CV

Alors, comment on fait passer une 2CV honnête citoyenne à une voiture de sport rétro qui fait tourner les têtes ? On rentre dans le dur, là ! il faut démonter la carrosserie d’origine – chaque boulon compte. On garde tout ce qui fait l’âme de la 2CV : châssis, moteur, trains roulants, suspensions, direction. Sauf qu’on modifie le châssis… une Lomax, c’est souvent ~65 cm de moins en longueur ! Autant dire qu’il faut aimer couper dans le vif.

Une fois le kit (carrosserie en fibre, ailes, capot, intérieur) reçu, place à l’assemblage : tout est prévu pour se boulonner/coller sur la base Citroën. Le tout reste homologable (en théorie, hein…), mais il faut suivre les plans à la lettre et assurer côté finitions. Surtout si vous visez le style “show car” au rassemblement estival.

Étape clé Spécificités Lomax Infos pratiques/Liens utiles
Démontage de la 2CV On retire la caisse, on conserve châssis et mécanique À faire soi-même ; prévoir outillage solide, consignes de sécurité
Modification châssis Châssis raccourci de 65 cm sur la majorité des kits Nécessite soudure & géométrie irréprochables
Montage de la carrosserie fibre Carrosserie légère à boulonner/coller ; personnalisable S’assurer du bon alignement, ajustement patient souvent requis
Installation accessoires Phares chromés, échappements apparents, capote aviateur etc. Nombreux fournisseurs, budget variable selon options
Finitions intérieures Tableau de bord minimaliste ou look vintage, sellerie cousue main Liberté totale, du roots au chic anglais
Checklist d’une transformation Lomax 2CV : de la dépose de la caisse à la touche finale façon “goodwood revival”

Combien coûte une Lomax ? Petit aperçu du budget et du vrai coût passion

Parlons peu, parlons chiffres. En France, trouver un kit Lomax complet neuf relève de l’exploit, vu la rareté et les coûts d’importation. Comptez aujourd’hui pour une transformation complète (voiture donneuse, kit fibre, accessoires, peinture, frais divers) :

  • Voiture donneuse 2CV (propre): 4 000 à 7 000 €
  • Kit carrosserie/structure importé : entre 3 500 et 7 000 € selon options/tricyle ou quadricycle
  • Accessoires & finitions : 2 000 à 5 000 € (pneus, phares, sellerie, petits détails…)
  • Main d’œuvre (si tout le chantier n’est pas maison) : de 2 000 € à l’infini selon l’artisan/garage choisi
  • Budget total estimé : 9 500 à 19 000 € (hors imprévus, bien sûr… et il y en aura)

Ajoutez à ce budget les “petits extras” inévitables : homologation en France (voire passage en carte grise collection), CT, petite révision du flat-twin, et la patine que vous voudrez lui donner. Mais bon, on ne fait pas ce genre de projet pour faire des économies… !

Plaisir de conduite et ressenti à bord d’une Lomax 2CV : un parfum d’aventure anglaise sur fond de chanson française

Entre rêve et réalité : sensations au volant

Prendre le volant d’une Lomax 2CV, c’est accepter de redevenir gamin. Avec ses 400 kg à vide, chaque cheval (à peu près 29 tout mouillés) retrouve sa fougue. Accélérations vives (pour une 2CV…), sonorité pétillante du bicylindre, capot interminable qui file devant vos yeux : on se prend à rêver de grands rallyes d’époque, cheveux au vent, lunettes d’aviateur sur le nez.

Question conduite, ça tangue, ça vibre, ça vit ! Le train avant Citroën est fidèle au poste, même raccourci. Moins “bourgeoise” qu’une vraie anglaise, la Lomax garde l’esprit “garagiste du dimanche”. Et pour les regards dans la rue… difficile de faire plus original. Préparez-vous à être arrêté à chaque station-service pour raconter l’histoire !

Technique : fausse sportive ou vraie machine à plaisir ?

Bien sûr, on reste sur une base de voiture populaire des années 50 : le moteur flat-twin 602 cm³ délivre ~29 chevaux, la boîte 4 vitesses est “rustique”, les freins ont ce petit jeu traditionnel… Mais le faible poids et la rigidité accrue du châssis transforment la sensation de conduite ! C’est un concentré d’authenticité. Pas besoin de rouler à 200 km/h pour se sentir vivant, croyez-moi.

En version 3 roues, la Lomax a même droit, en Angleterre, à une législation avantageuse (n’étant pas considérée comme une vraie auto) : assurance minime, taxe réduite, possibilité de rouler jeune permis… En France, c’est une autre paire de manches, mais le charme opère tout autant.

Lomax 2CV en France : communauté, homologation et conseils pour se lancer

Une rareté française, mais une vraie communauté de passionnés

Si la Lomax fait la fête sur les petites routes du Royaume-Uni, en France, c’est la chasse au trésor… mais une poignée de passionnés bravent l’exception ! On croise quelques “initiés”, comme Philippe Cazaux à Concarneau, qui bichonnent leur exemplaire comme une œuvre d’art. Internet joue ici son rôle de rassembleur : blog, forums, groupes Facebook, des liens se créent entre “lomaxeurs” francophones, tous prêts à échanger adresses, astuces, galères et belles histoires d’asphalte.

Carte grise et homologation française : parcours du combattant (mais pas impossible!)

La grande question qui fâche… La Lomax 2CV, ce n’est pas franchement du plug-and-play pour la carte grise française. Quelques points à noter :

  • Carte grise « Véhicule transformé » : à motiver auprès de la DREAL/DRIRE, avec dossier technique béton
  • Possibilité de carte grise collection : pour les exemplaires ayant plus de 30 ans et un dossier complet
  • Homologation individuelle : passage aux mines parfois imposé, contrôles spécifiques CT et sécurité

Autant dire qu’il vaut mieux s’entourer : si un pro a déjà homologué un kit identique, ça facilite la paperasse. À défaut, armez-vous de patience, d’humour et de bonnes relations en préfecture. Mais rien ne vaut la satisfaction de voir, un beau matin, SON nom sur la carte grise d’une auto pas comme les autres…

Conseils d’atelier et pièges à éviter : la voix du vécu

Mon petit mot d’artisan pour ceux que l’aventure titille :

  • Inspectez soigneusement la voiture donneuse (corrosion = galère, surtout autour du châssis et des planchers)
  • Prenez le temps d’ajuster chaque panneau de carrosserie : la fibre, c’est capricieux
  • Prévoyez du rab’ financier pour les imprévus (et il y en a toujours !)
  • Ne négligez pas l’importance des entretoises, supports et accessoires qui font le cachet de la voiture
  • Acceptez la part de bricolage, de patience… et profitez de chaque étape, même la plus pénible, parce que l’aventure humaine prime sur le résultat

Lomax 2CV : pourquoi ce mythe continue de séduire les amoureux de voitures anciennes ?

C’est simple : la Lomax 2CV repousse les frontières du possible. C’est un pont jeté entre le patrimoine français, la créativité anglaise et le goût du “détournement chic”. Piloter une Lomax, c’est afficher une différence assumée, allier passion, technique et grain de folie. Qu’on la découvre au détour d’un rassemblement ou qu’on la construise de ses mains, on ne s’en lasse jamais. Les histoires de Lomax, ça se partage, ça se raconte, ça se vit en communauté…

Envie d’aller plus loin ? Venez partager vos expériences, projets ou simples rêves de transformation sur le forum. Qui sait, la prochaine chouette histoire de garage, ce sera peut-être la vôtre… ou la mienne ?

Questions fréquentes sur la Lomax 2CV

Qu’est-ce qu’une Lomax 2CV ?

La Lomax 2CV, c’est une transformation so british sur base de Citroën 2CV (ou Dyane) : on retire la carrosserie Citroën d’usine, on installe une coque légère façon roadster anglais. Résultat : une voiture unique, mêlant technique française et charme anglais.

Peut-on encore acheter une Lomax ou un kit en France ?

Trouver un kit neuf est compliqué, car le constructeur n’en propose plus en direct. Certaines occasions existent, ou alors importation d’Angleterre via des sites spécialisés ou annonces de passionnés. Prix et délais varient fortement.

Combien coûte une transformation Lomax 2CV ?

Entre 9 500 et 19 000 € pour une conversion propre, sans compter “les imprévus”. Voiture donneuse, kit, accessoires, frais d’homologation et sueur au programme. Un investissement passion, pas un placement financier…

Passe-t-elle le contrôle technique et la carte grise française ?

C’est possible mais compliqué. Il faut souvent faire une procédure d’homologation individuelle (DREAL), et viser la mention “véhicule transformé” ou, si elle est assez âgée, la carte grise collection. Préparez-vous à justifier chaque modification.

Pourquoi la Lomax attire-t-elle autant les collectionneurs ?

Pour son côté hors-norme, sa ligne inspirée des années 30 et le plaisir de conduite à l’état pur. C’est une auto attachante, rare et qui permet d’afficher fièrement sa différence sur la route…

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