Si tu cherches le Graal de la 2CV, il a un nom : Citroën 2CV Sahara. Entre fantasme de collectionneur, technicité hors norme et rareté absolue, ce modèle cultive l’aura des grandes légendes. Pourquoi est-elle si recherchée, comment la reconnaître, et à quel prix s’arrache-t-elle aujourd’hui ? Attache ta ceinture, on part ensemble sur les traces de cette icône, de ses dunes d’origine aux plus prestigieuses ventes aux enchères !
Table des matières
- 1 La Citroën 2CV Sahara : l’aventure française en double exemplaire
- 2 La 2CV Sahara face aux autres 2CV : ce qui change vraiment
- 3 Authenticité, pièges et astuces pour reconnaître une vraie 2CV Sahara
- 4 Marché de la Citroën 2CV Sahara : cote, estimation et évolutions récentes
- 5 Restauration d’une 2CV Sahara : un défi de passionné, pas pour les amateurs pressés
- 6 Comment dénicher une vraie 2CV Sahara ? Conseil de vieux routier
- 7 Pourquoi la 2CV Sahara est-elle une légende aussi vivante qu’inaccessible ?
- 8 FAQ sur la Citroën 2CV Sahara
La Citroën 2CV Sahara : l’aventure française en double exemplaire
La 2CV “classique”, tout le monde la connaît. Un peu bruyante, pleine de charme, elle a conquis la France… et même les coins les plus inaccessibles ! Mais pour les terrains extrêmes du Sahara ou les expéditions aventureuses, Citroën voulait une variante prête à tout. Ainsi est née, en 1960, la 2CV Sahara, une auto pas comme les autres, pensée pour dépasser ses propres limites… littéralement avec deux moteurs et une vraie transmission intégrale.
Conception unique : double motorisation et transmission intégrale
Quand j’ai découvert pour la première fois une Sahara “en chair et en os”, j’ai eu du mal à croire ce que je voyais. Deux moteurs, chacun de 425 cm³ ! L’un sous le capot avant, bien à sa place, l’autre logé sous le coffre arrière (et non, ce n’est pas un coffre à bagages comme sur les autres 2CV…). C’était déjà sportif à l’époque, et si tu t’es déjà amusé à démonter un bicylindre Citroën, imagine en doubler la dose… Joie et huile de moteur garanties.
Tu veux comprendre comment ça marche ? C’est simple : chaque moteur commande un train de roues : l’avant (en traction) et l’arrière (en propulsion). À toi de choisir en enclenchant la transmission : avant seul, arrière seul, ou les quatre roues motrices… à la main ! Un vrai truc d’aventurier, fait pour braver les pistes du désert.
Caractéristiques techniques : la fiche d’identité d’un mythe

- Moteurs : 2 x bicylindre à plat, 425 cm³ chacun, totalisant 26 ch DIN
- Boîte de vitesses : manuelle 4 rapports couplée aux deux moteurs
- Transmission : intégrale “à la carte”, ou seulement avant/arrière
- Garde au sol augmentée (pour les trous et bosses du désert)
- Soubassements renforcés avec plaques de protection
- Roue de secours sur le capot (détail immanquable), et aération des ailes arrière pour refroidir le moteur arrière
- Poids : un peu plus de 600 kg
- Production totale : 693 exemplaires seulement entre 1960 et 1967
Elle n’est pas vraiment “rapide” (95 km/h en pointe dans le meilleur des cas), mais peu de véhicules pouvaient rivaliser pour passer là où personne ne voulait aller. C’est cette philosophie d’utilité robuste, à la française, qui fait tout le sel de cette 2CV à deux cœurs.
La 2CV Sahara face aux autres 2CV : ce qui change vraiment
Je me rappelle de la surprise du garagiste du coin, devant une Sahara venue pour un diagnostic. “C’est quoi ce bouzin avec deux moteurs ?” Il faut dire que, derrière son air de 2CV “de loin”, c’est une tout autre recette, aussi bien en entretien qu’en conduite.
Points de comparaison clé : normalité vs exception
| Modèle | Motorisation | Transmission | Résistance tout-terrain | Période de production | Nbr exemplaires | Prix sur le marché actuel |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2CV classique | Un bicylindre 375 à 602 cm³ | Traction avant | Standard | 1949-1990 | plus de 5 millions | 10 000–25 000 € (état concours) |
| 2CV Sahara | Deux bicylindres 425 cm³ | Traction, propulsion, ou 4×4 | Exceptionnelle | 1960-1967 | 693 seulement | 80 000–120 000 € (voire plus !) |
Impossible de les confondre pour un œil averti. Niveau budget, on est carrément sur une autre planète : une 2CV “standard” même dans un état impeccable ne rivalisera jamais avec le prix d’une Sahara, aussi rare qu’un renard blanc dans le désert… Et si tu croises une Sahara lors d’un rassemblement ou d’une vente aux enchères ? Arrête-toi, prends le temps de la regarder sous tous les angles : c’est un vrai privilège.
Authenticité, pièges et astuces pour reconnaître une vraie 2CV Sahara
Avec une cote aussi stratosphérique, le marché a vu émerger pas mal de “fausses” Saharas. Attention aux bidouillages et aux reconstructions peu orthodoxes. Voici quelques conseils pour bien vérifier l’authenticité avant un achat, ou simplement par curiosité d’amateur averti :
- Deux numéros de série spécifiques (l’un sur la coque, l’autre sur la traverse avant)
- Présence d’une poutre centrale renforcée distincte, pour supporter la double motorisation
- La fameuse prise d’air sur chaque aile arrière (un détail souvent oublié sur les “copies”…) !
- Fixations et connectiques des doubles commandes (clé de contact, accélérateur, etc.) à comparer avec la documentation d’époque
- Roue de secours “d’usine” logée sur le capot, pas un bricolage tardif
- Historique traçable : carnet d’entretien, certificats d’origine ou preuves en images sont tes meilleurs alliés
Si tu as déjà mis la main sous le châssis d’une Sahara, tu sais que rien n’a été laissé au hasard. À chaque démontage, je découvre une astuce d’ingé ingénieur bien française ! Elle ne laisse vraiment personne indifférent, c’est ma part de rêve sur roues…
Pourquoi la 2CV Sahara fait-elle autant rêver ?
Sa cote s’explique par plusieurs facteurs :
- Sa rareté: moins de 700 unités, on les compte sur les doigts des passionnés !
- Une vraie innovation mécanique dans l’histoire Citroën
- Un look unique (qui ne séduit pas tout le monde… mais qui mérite le détour)
- Son palmarès: utilisée sur les pistes africaines, dans de vraies expéditions, pour la police, la gendarmerie (et quelques aventuriers anonymes…)
- Un investissement de collection : elle ne fait que prendre de la valeur
Marché de la Citroën 2CV Sahara : cote, estimation et évolutions récentes
Les prix font tourner les têtes : lors d’une vente Rétromobile 2025, une 2CV Sahara restaurée a été estimée entre 80 000 et 120 000 euros. C’est impressionnant, mais pas surprenant quand on sait que certains exemplaires parfaitement authentiques s’envolent parfois au-dessus, surtout si le pedigree est exceptionnel : faible kilométrage, historique limpide, état d’origine ou préparation d’époque fidèle.
La courbe des prix ne cesse de grimper, en partie parce que les modèles authentiques deviennent quasi introuvables. Même en mauvais état, une carrosserie rouillée ou incomplète peut susciter l’intérêt des restaurateurs téméraires (et ça, je le comprends : le défi fait partie du plaisir)… mais attention, les coûts de restauration peuvent être fous si tu ne sais pas où tu mets les mains.
Reste que la 2CV Sahara fait figure de valeur refuge sur le marché de l’auto de collection. Pour qui aime l’aventure mais aussi la sécurisation d’un placement, c’est un ticket pour le voyage dans le temps… et la valorisation patrimoniale !
Restauration d’une 2CV Sahara : un défi de passionné, pas pour les amateurs pressés
On me demande souvent, “Lucas, tu tenterais la restauration d’une Sahara ?” Je réponds toujours oui… mais je sais aussi à quoi je m’expose : les pièces spécifiques, la documentation rarissime, et tout l’art de remettre les deux mécaniques en musique. C’est addictif, mais ça réclame de l’expérience. Entre les besoins d’authenticité (pas question d’improviser un montage façon “franken-car” !) et le respect des solutions d’origine, chaque détail compte.
Si tu rêves de restaurer une Sahara, commence par t’armer de patience et de bonnes sources : manuels, clubs de passionnés (y compris Cherdeuches19.fr), forums spécialisés, ou vieux mécanos qui en ont déjà eu une sous la main. N’oublie pas que beaucoup de professionnels refusent de s’y lancer… sauf quand la passion l’emporte !
| Phase | Conseil rapide | Attention à… |
|---|---|---|
| Repérage | Vérifier la double numérotation châssis | Copies/reconstructions : prudence ! |
| Restauration mécanique | Privilégier moteurs conformes à l’origine | Pièces rares, souvent coûteuses |
| Sellerie et détails | Respect de la simplicité utilitaire | Pièges sur tissus et coloris |
| Valeur de revente | Conservez toutes les factures et photos ! | Une modif non d’origine = dépréciation |
Comment dénicher une vraie 2CV Sahara ? Conseil de vieux routier
Les opportunités n’apparaissent pas tous les jours. Pour débusquer la perle rare, je te recommande quelques astuces éprouvées :
- S’inscrire sur les forums et groupes de passionnés, surveiller les ventes spécialisées, et se signaler auprès des clubs de collectionneurs
- Toquer aux portes lors des grands événements type Rétromobile ou salons d’anciennes
- Ne jamais hésiter à poser des questions “techniques” au vendeur pour tester son niveau de transparence et d’authenticité
- Prendre l’avis d’un spécialiste, quelqu’un qui a déjà eu les mains dans une Sahara (ça ne court pas les rues…)
Le bouche-à-oreille fonctionne encore très bien dans notre milieu. Parfois, les plus belles trouvailles arrivent là où on s’y attend le moins : grange oubliée, collection privée ou tout simplement un passionné qui veut transmettre son bijou à la bonne personne.
Pourquoi la 2CV Sahara est-elle une légende aussi vivante qu’inaccessible ?
Parce qu’elle représente cet esprit d’inventivité et de débrouille à la française : une caisse simple, capable d’exploiter toutes les routes (ou non-routes) du globe. Elle conjugue liberté, robustesse, simplicité mécanique… et luxe de la rareté. Quand tu croises une Sahara sur un parking ou sur une route de campagne, c’est tout un pan d’histoire qui remonte à la surface. Et franchement, on ne s’en lasse jamais, ni sur le terrain, ni autour d’une tablée de vieux potes citroënistes.
Son prix est à la hauteur de son mythe, mais la passion qu’elle suscite vaut tous les investissements du monde. C’est (presque) la seule 2CV à rendre jaloux les collectionneurs de Ferrari !
Alors, si ton chemin croise un jour celui d’une 2CV Sahara, arrête-toi, ose la regarder en détail, et profite pour rêver un peu, même si tu n’as ni la place ni le budget : le vrai patrimoine, c’est celui qu’on partage et qu’on fait rouler de génération en génération. Avant tout, continue à t’intéresser, à restaurer, à transmettre ce goût de l’exceptionnel. Et si tu possèdes, as possédé, ou rêves de posséder un jour une 2CV Sahara, raconte-moi tes souvenirs ou tes recherches sur le forum – ici, on aime débattre, échanger et s’émerveiller ensemble sur les plus belles “deuches” du monde !
FAQ sur la Citroën 2CV Sahara
Qu’est-ce qui différencie la 2CV Sahara des autres modèles de 2CV ?
La 2CV Sahara dispose de deux moteurs bicylindre, un à l’avant et un à l’arrière, chacun faisant tourner un essieu. Cette configuration unique permet d’enclencher la traction, la propulsion ou la transmission intégrale, un atout pour le franchissement en tout-terrain.
Combien de Citroën 2CV Sahara ont réellement été produites ?
Il existe une donnée officielle : 693 exemplaires produits seulement entre 1960 et 1967. Ce chiffre fait de la Sahara l’un des modèles Citroën les plus rares de l’histoire.
Comment reconnaître une authentique 2CV Sahara ?
Ce qui ne trompe pas : la présence d’un deuxième moteur sous le coffre, des prises d’air spécifiques sur les ailes arrière, une roue de secours sur le capot, et surtout deux numéros de série spécifiques. Un historique limpide et une expertise indépendante sont primordiaux pour éviter les contrefaçons.
Quel est le prix actuel d’une 2CV Sahara ?
Le prix dépend de l’état et de l’historique, mais une 2CV Sahara authentique se négocie autour de 80 000 à 120 000 euros, parfois plus pour les modèles de concours ou d’exception.
La 2CV Sahara est-elle difficile à entretenir ou restaurer ?
Oui, c’est l’un des modèles les plus exigeants à restaurer, surtout à cause de la spécificité des pièces et de la complexité de sa double motorisation. L’aide d’un expert et un vrai réseau de passionnés sont précieux, mais la satisfaction au bout du projet est immense.


Poster un Commentaire