Triumph TR5 : guide d’achat pour passionnés

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Impossible de s’y tromper : si on croise une Triumph TR5 dans la rue, on se retourne. Ce roadster britannique, taillé pour le bitume comme pour les routes de campagne, déchaîne encore aujourd’hui les passions. Mais voilà : acheter une TR5 n’a rien de banal, surtout pour qui veut miser sur l’authenticité, le plaisir de conduite… et éviter les galères. Ça tombe bien, j’ai roulé ma bosse (et mes clés de 13) sur bien des anciennes, alors voilà un guide d’achat complet pour cette Triumph mythique. On va parler mécanique, rouille, plaisir, et vous aider à choisir sans tomber dans les pièges – on va même comparer les prix et préparer une vraie checklist de passionné. Allez, on attaque !

Pourquoi la Triumph TR5 fait rêver ? Une histoire d’audace et d’ingéniosité

Avant de plonger sous le capot, je vous invite à respirer un coup : la TR5 n’est pas n’importe quelle cabriolet anglais. Née entre 1967 et 1968, elle représente un manifeste d’audace chez Triumph : son moteur 6 cylindres en ligne à injection mécanique Lucas (oui oui, ce fameux Lucas qui traumatise encore les mécaniciens…), son design intemporel, une tenue de route affûtée et une production ultra-limitée à 2 947 exemplaires. C’est presque un collector dès sa sortie d’usine !

Pour ceux qui, comme moi, voient la mécanique comme une aventure, la TR5 c’est un peu le Graal : sensations, héritage, et une vraie communauté de passionnés qui aiment rouler, discuter, démonter pour mieux remonter. On sort toujours grandi d’avoir côtoyé une légende… mais il faut aussi acheter avec la tête, pas qu’avec le cœur !

Performances et spécificités techniques : la TR5 sous la loupe

Un moteur qui donne le sourire… mais réclame de l’attention

  • Moteur : Six cylindres 2,5L à injection mécanique Lucas, 150 chevaux (quand tout va bien !)
  • Boîte : Manuelle 4 rapports, souvent équipée de l’overdrive – une option à ne pas négliger sur autoroute
  • Vitesse Max : 210 km/h (courageux ceux qui y montent, vu l’aéro…)
  • 0-100 km/h : 8,1 secondes
  • Transmission : Propulsion – pied droit léger sous la pluie recommandé
  • Châssis : Indépendant à l’arrière, tenue de route bluffante pour l’époque
  • Freins : Disques à l’avant, tambours à l’arrière – ça freine… à l’anglaise
  • Carrosserie : Roadster coupé cabriolet, lignes tendues, gros goût de liberté

Collectionnez les bons points : identification et versions

Une Triumph TR5 authentique se reconnaît à son numéro de châssis : il commence par “CP” (chez l’anglaise, rien n’est laissé au hasard !) entre CP586 (janvier 68) et CP3101 (septembre 68). Petits indices en plus : des suffixes comme L (left hand drive), O (Overdrive), LO (Left + Overdrive), ou LP (version “CKD”, autrement dit montée en kits hors Angleterre). Attention aux imitatrices venues de la TR250, la jumelle US à carbus, moins nerveuse que la vraie TR5 à injection…

Les points noirs : des fragilettes ?

Corrosion et structure : le mal du siècle sur les Anglaises

Passionné ou non, on a tous une némésis : la rouille. Sur la TR5, il faut surveiller : longerons avant/arrière, bas de caisse, planchers, fixations de porte, bac à batterie et traverses de châssis. Fouillez sous les tapis, tapotez du doigt, cherchez les traces de mastics épais, les soudures “artistiques” et les goussets camouflés. Pas d’état d’âme, la moindre faiblesse peut coûter cher… Cette étape fait souvent tomber quelques illusions romantiques, mais préserve bien des déceptions (et des portefeuilles !).

Mécanique Triumph : plaisir des 6 cylindres, caprices d’injection Lucas

L’injection mécanique Lucas – c’est simple, elle fait débat encore aujourd’hui. Côté performances : bruit musclé, montées rageuses, sensations pures. Côté emmerdes : déréglages fréquents, pièces spécifiques et des mécanos qui font la grimace. Surveillez : jeu du vilebrequin, régularité du ralenti, absence de fumée suspecte, et bruit anormal au démarrage à chaud. Les moteurs mal entretenus réservent leur lot de (mauvaises) surprises !

Suspension et direction : tester avant d’acheter

Une suspension arrière indépendante fait la fierté des TR5, mais attention : jeux excessifs, craquements, comportement flou ou “sautillant” sont signes d’usure ou de mauvaises réparations. La direction doit rester précise, pas de point dur. Les “clong clong” sur revêtement défoncé sont à éviter sauf si vous rêvez d’un puzzle géant dans votre garage.

Détail qui tue : papiers et historique

Toujours demander le carnet d’entretien, l’historique et les factures. Une voiture restaurée sans preuves, c’est comme une 2CV sans capote par temps de pluie : ça marche, mais on n’est jamais serein ! Privilégiez les exemplaires avec historique limpide, ça se ressent dans le prix… et dans la qualité de vie future.

Vérification Ce qu’il faut contrôler Niveau d’importance Coût estimé réparation (€)
Châssis / corrosion Pas de traces de soudures, pas de corrosion avancée, vérification sous les tapis/planchers/bas de caisse Critique 3 000 à 12 000
Moteur / injection Lucas Lancement à chaud, démarrage facile, pas de claquements ni de surchauffe, injection stable Élevée 2 000 à 5 000 (selon intervention)
Transmission / overdrive Fonctionne sur tous les rapports, passages souples Moyenne 800 à 2 500
Suspension / direction Pas de jeux, pas de bruits bizarres, comportement sain Élevée 1 200 à 3 000
Historique et papiers Carnet, factures, correspondance des numéros Indispensable ! Variable (dépend du passé…)
Checklist essentielle pour l’achat d’une Triumph TR5 et estimation des frais de remise en état – mieux vaut regarder deux fois qu’une !

Trouver la perle : où chasser la Triumph TR5 aujourd’hui ?

Petites annonces, clubs, ventes privées : où chercher le bon exemplaire ?

Le marché de la TR5 est pointu. Peu d’exemplaires se baladent sur les sites généralistes ! Pour bien “sentir” la voiture (et son proprio), privilégiez :

  • Les portails spécialisés comme LesAnciennes.com, Classic Number ou CarJager
  • Les ventes de clubs – Triumph France, Triumph Club de France, associations Oldtimer anglaises
  • Les groupes Facebook et forums spécialisés, où les annonces “de passionné à passionné” rassurent souvent plus que les professionnels pressés
  • Les salons et rassemblements auto : rien ne remplace le contact direct pour négocier, ausculter et échanger conseils

Petit conseil maison : prenez le temps, traquez les détails, et n’hésitez pas à demander un essai prolongé. Sur les anglaises, les défauts n’attendent parfois qu’un faux plat ou un arrêt au bistrot pour pointer le bout de leur nez…

Prix du marché : combien investir pour une Triumph TR5 ? (Comparatif 2024)

État du véhicule Prix min (€) Prix max (€) Remarques
À restaurer (sortie de grange) 27 000 38 000 Projet long, risques élevés, parfait pour amateur ingénieux (et patient)
Rouler/Améliorer 45 000 62 000 Petites interventions à prévoir, usage plaisir envisageable
Restaurée “collection” 70 000 95 000 Historique limpide, matching numbers, parfait état
Évolution des prix pour une Triumph TR5 selon l’état au printemps 2024 : investir malin, c’est investir renseigné !

Attention au mirage des “petits prix” : une TR5 mal restaurée peut vite devenir ruineuse… Mieux vaut miser sur un exemplaire complet, authentique, bien documenté, quitte à investir un peu plus. Vous profiterez plus rapidement… et souvent, vous dépenserez moins d’énergie à courir après les galères !

Restauration : faut-il se lancer et que faut-il attendre ?

Pour les mécanos dans l’âme (ou qui veulent apprendre), restaurer une TR5, c’est le grand voyage. Attention cependant ! Entre la recherche de pièces d’injection, une carrosserie capricieuse et un châssis à surveiller, mieux vaut

  • Avoir de la place, des outils, et… du temps
  • Intégrer les clubs/forum – rien ne vaut l’entraide des anciens pour déjouer les pièges Triumph
  • Sourcer les pièces : certaines refabrications sont excellentes, d’autres bof, gardez l’œil !
  • Prioriser la sécurité : freins, direction, faisceau… On roule vintage, mais pas l’aventure !

Côté plaisir mécanique, c’est du costaud et gratifiant : injection rénovée, bruit du 6 en ligne, et ce volant bois qui respire le vécu… On en sort généralement fatigué, mais heureux (et bruni du cambouis jusqu’aux coudes).

L’épopée Triumph : rouler en TR5, rouler différemment

Ce que j’aime par-dessus tout avec la Triumph TR5 : on ne conduit pas, on voyage. Être au volant de cette anglaise, c’est s’offrir un lien intact avec une époque audacieuse, faite de simples plaisirs et de mécanique fière. Parfois capricieuse, toujours élégante, cette ancêtre n’attend qu’un amoureux des sensations et du geste juste.

Alors, prêt à écrire votre histoire avec une TR5 ? Que ce soit pour la dénicher, la restaurer, ou simplement rouler sereinement, gardez en tête : la meilleure Triumph, c’est celle qui partage le plus de moments heureux… et de nouveaux souvenirs. Rejoignez le cercle, posez vos questions en commentaire, partagez vos trouvailles : chaque passionné est bienvenu sur Cherdeuches19.fr. À vos clefs, la route n’attend que vous !

Questions fréquentes sur la Triumph TR5

Quelles sont les performances réelles de la Triumph TR5 ?

En bon état, la TR5 peut atteindre 210 km/h et passer de 0 à 100 km/h en environ 8 secondes. Mais la magie, c’est surtout la sensation de couple dès les bas régimes et la bande-son rauque du 6 cylindres.

Combien d’exemplaires de TR5 ont réellement été produits ?

Seulement 2 947 exemplaires, tous confondus, entre août 1967 et septembre 1968. C’est sans doute ce qui justifie son statut de “collector” parmi les oldtimers anglais.

Quels sont les points critiques à vérifier lors de l’achat ?

Pensez à bien contrôler la corrosion du châssis (sous les tapis, les longerons…), la santé de l’injection Lucas et la présence d’un historique limpide. En cas de doute, faites-vous accompagner d’un spécialiste ou d’un passionné chevronné.

Où trouver une Triumph TR5 à acheter en toute confiance ?

Privilégiez les clubs spécialisés, les plateformes d’annonces reconnues (LesAnciennes.com, CarJager…), ou les forums où les propriétaires connaissent bien leur auto. Méfiez-vous des ventes trop rapides ou des voitures mal documentées.

La TR5 est-elle compliquée à entretenir au quotidien ?

L’entretien courant reste raisonnable, mais l’injection demande doigté et expérience. Avec un bon réseau de passionnés, l’accès aux pièces et aux conseils facilite la vie… à condition d’aimer bricoler, et de garder une dose de patience britannique !

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