Toyota celica gt four : découvrir cette sportive mythique japonaise

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Je viens de faire une sortie un peu n’importe comment, et je peux te dire que ça n’a pas été aussi simple que je l’avais imaginé. J’avais la banale idée d’aller faire un tour vite fait pour tester cette vieille sportive japonaise dont tout le monde parle – la mythique GT Four – que je voulais vraiment découvrir en condition réelle. Du coup, je me prépare, je vérifie mon casque, je remets un peu d’essence et je pars. La route est chaude, l’air sent le bitume brûlé et le parfum de l’huile moteur que j’ai oublié de changer il y a deux semaines. Frustré, je me dis que ça va au moins me permettre d’avoir une idée précise, mais la réalité est tout autre.

J’avais zappé que le bazar, ce n’était pas une voiture toute neuve et que ce genre de perle demande de la patience, surtout quand je tombe sur une vieille documentation d’entretien en français qui traînait dans la boîte à gants, à moitié déchirée. Le premier coup de volant, ça me secoue, la vieille caisse tremble comme si elle allait rendre l’âme. Et je suis passé à côté de la sensation pure, celle que j’attendais. Mais malgré ça, je suis convaincu qu’avec un peu de boulot, cette bécane peut encore envoyer du lourd.

Et là, je me suis dit que pour vraiment profiter de cette sportive mythique, il faut s’y connaître, faire un peu de tri et surtout, connaître les bons plans pour l’entretien. C’est là que cet article va m’aider.

Table des matières

Comprendre la Toyota Celica GT-Four : héritage et spécificités

Quand la légende rencontre la réalité du quotidien

La Toyota Celica GT-Four, c’est bien plus qu’un simple coupé sport. C’est un bout d’histoire tiré du cœur du rallye, une caisse qui a roulé avec des légendes comme Carlos Sainz ou Juha Kankkunen, et qui déclenche encore des coups de cœur rien qu’en la regardant. Mais attention, derrière cette icône se cache une machine pas toujours facile à dompter, surtout au quotidien. Les versions entre la ST165 et la ST205 demandent une vraie connaissance technique. Leur système 4WD permanent, leur turbo, leur moteur 3S-GTE et leurs suspensions sophistiquées, notamment la fameuse Super Strut sur la ST205, ne sont pas juste là pour faire joli sur le papier : ça demande un peu de doigté pour éviter de se retrouver embêté.

L’histoire de la Celica GT-Four est marquée par de gros succès en WRC, avec les titres mondiaux de 1993 et 1994 qui sont venus couronner cette aventure. Mais si tu veux acquérir une ST205, par exemple, il faut vraiment savoir à quoi tu t’attaques. Ce n’est pas une voiture lambda que tu composes comme tu veux : c’est un concentré d’ingénierie pensé pour des conditions extrêmes, avec un moteur qui envoie du pâté et une transmission bien complexe. Sans un peu d’attentions et de savoir-faire, tu risques de vite déchanter et de voir le plaisir tourner au casse-tête.

De la compétition à la route : quelles différences concrètes ?

Sur circuit, la Celica GT-Four révèle toute sa magie avec son différentiel Torsen et sa motricité dingue, surtout quand la météo ne joue pas en ta faveur. Mais sur route, c’est une autre histoire. Les suspensions, mises au point pour encaisser des sauts et des virages à toute vitesse sur des spéciales, deviennent parfois un vrai défi. Sur du bitume abîmé, elles ne pardonnent rien et le confort se fait vite la malle. Et puis, la transmission 4WD permanente, c’est pas juste du marketing : le comportement de la caisse change, surtout quand tu attaques fort en courbe. Ce phénomène de sous-virage, un peu piégeux, demande d’avoir un coup de volant maîtrisé et surtout, un entretien aux petits oignons, histoire d’éviter de flinguer tes pneus ou ta transmission plus vite que prévu.

Au fond, les gars de Toyota Team Europe avaient une mission simple : pousser la performance à son maximum. Et ça s’entend à chaque génération. Mais faut rester réaliste et ne pas se faire de films. Prendre place dans une GT-Four, c’est aussi composer avec les petits défauts techniques du 3S-GTE, comme la surchauffe chronique si tu n’as pas amélioré le refroidissement. Je te conseille vivement le montage d’un radiateur d’huile en plus. Et puis, il y a aussi les petites galères électroniques, ces faiblesses touchant les premiers modèles. Tout ça fait partie du charme, mais attention, ce n’est pas pour les amateurs du “je branche et ça roule”.

L’impact du passé sur la réputation actuelle

La Celica GT-Four a son lot de gloire grâce à ses victoires en rallye, mais la ST205 garde aussi une sacrée ombre derrière elle. Entre 1995 et 1997, elle a connu une disqualification retentissante liée à un système de dérivation illégal sur le turbo, un coup dur qui a encore aujourd’hui une répercussion sur son image. Ce genre d’histoire rappelle que derrière les lauriers et les podiums, il y a aussi des zones grises qui alimentent le mythe autrement. Ça donne une saveur particulière, une espèce de légende à double tranchant qui fait qu’on regarde cette sportive avec un mélange d’admiration et de respect prudent.

Malgré tout, la Celica GT-Four garde une aura intacte, surtout dans le cœur des passionnés de sportives japonaises et des collectionneurs. Ce n’est pas juste une voiture, c’est un morceau d’histoire qu’on bichonne et qu’on sert comme un trésor. Mais pour en profiter pleinement, il faut accepter de plonger dans son univers technique un peu exigeant, comprendre ses complexités, et ne pas la voir comme un simple jouet à mettre dans le garage.

Le point de la technique : détails et subtilités de chaque génération

ST165 : les débuts technologiques en Group A

La première génération, la ST165, lancée entre 1986 et 1989, a posé les bases solides du mythe. C’est elle qui a introduit le moteur turbo 3S-GTE combiné à la transmission intégrale permanente, alors une vraie nouveauté sur ce segment. Le système de gestion électronique du moteur, bien que basique par rapport à aujourd’hui, représentait déjà un vrai bond en avant et demandait de se familiariser avec des outils de diagnostic presque futuristes à l’époque. Avec ses 185 chevaux, la ST165 n’est pas une sportive légère, mais son châssis n’a pas tout à fait la rigueur des générations suivantes, surtout quand certains modèles ne profitent même pas d’un différentiel arrière, ce qui accentue un sous-virage marqué et appelle à une conduite prudente.

Le fameux moteur 3S-GTE, réputé pour sa robustesse, n’en reste pas moins exigeant. Il réclame une huile moteur bien spécifique et des changements un peu plus fréquents que sur une voiture sportive lambda. Son système de distribution par courroie, combiné aux paramètres du turbo, laisse très peu de place à l’erreur : une négligence et c’est toute la mécanique qui en prend un coup, avec des réparations souvent lourdes au portefeuille. Sans oublier qu’à cette époque, la gestion du turbo était très fine, et les tolérances mécaniques assez serrées, donc impossible de rouler à la légère.

Les freins sur la ST165 sont basiques, avec des disques ventilés classiques et pas d’ABS. Ce manque d’assistance nuit un peu à la confiance, surtout lorsqu’on sort de balades tranquilles en ville pour attaquer sur des routes plus sinueuses. La prudence est donc de mise : la caisse ne pardonne pas vraiment les erreurs, mais elle vous enseigne beaucoup sur le vrai pilotage.

ST185 : la version rallye de tous les records

La ST185, produite entre 1989 et 1993, pousse la machine encore plus loin et raconte une histoire différente, plus riche en exploits. Avec 16 victoires au WRC à son actif, elle s’est imposée comme une légende. Son moteur 3S-GTE a été largement amélioré pour atteindre 225 chevaux, une évolution qui s’accompagne d’un châssis et d’une suspension grandement améliorés. L’arrivée d’un différentiel à glissement limité et d’une suspension à double triangulation confèrent à la caisse une précision impressionnante au volant, un vrai bonheur pour les amateurs de sensations.

Mais attention, cette bête demande toujours un entretien rigoureux, surtout côté refroidissement. La gestion thermique n’est pas encore parfaite et une petite fuite dans le circuit de liquide de refroidissement peut vite transformer votre virée en cauchemar mécanique. Les passionnés de ST185 insistent sur la nécessité d’un suivi pointu : changement régulier des joints de culasse, contrôle des organes sensibles pour éviter la casse. Le tableau s’améliore avec plus d’équipements de sécurité, mais on reste loin des standards modernes, et l’électronique sophistiquée pour gérer turbo et injection nécessite un coup d’œil régulier pour éviter les bugs, souvent dus à des capteurs décalibrés.

La ST185 reste une star incontestée dans le cœur des collectionneurs, liée directement à l’écurie Toyota Team Europe. Mais cette renommée a un prix. Il faut prévoir un budget d’entretien conséquent, car les pièces d’origine et les accessoires comme les volants MOMO d’époque sont rares et chers. C’est un engagement passionné, à ne pas prendre à la légère.

ST205 : l’aboutissement technique et les pièges cachés

La ST205, entre 1994 et 1999, est clairement le sommet de la lignée. Cette version pousse le moteur 3S-GTE à 255 chevaux, avec un système d’intercooler très efficace et un différentiel Torsen qui fait la différence sur la route et en virage. La suspension Super Strut est une autre particularité technique qui améliore la tenue de route, mais au détriment du confort. Cette fonctionnalité rend la voiture parfaite pour le rallye, mais un peu moins adaptée à un usage quotidien, surtout en ville où les trous et bosses se multiplient.

Le revers de la médaille, c’est la complexité technique qui fait exploser les coûts d’entretien. Il faut impérativement renouveler régulièrement le radiateur d’huile, garder un œil constant sur le liquide de refroidissement et surveiller de près tout ce qui touche au turbo. Beaucoup de propriétaires optent directement pour des améliorations à l’achat, comme le montage d’un radiateur renforcé ou d’un refroidisseur d’huile supplémentaire, histoire de limiter les risques de surchauffe chroniques qui peuvent être catastrophiques.

L’électronique est devenue plus fine et demande un diagnostic pointu via l’ECU, ce qui implique souvent de passer par des spécialistes compétents pour les moindres pépins. Bonne nouvelle, l’ABS est enfin au rendez-vous, offrant un freinage plus sûr. Mais ça ne change rien au fait que la suspension reste très ferme, taillée pour la compétition. Grosso modo, ce n’est pas la meilleure amie du confort urbain. Côté marché, la ST205 est la plus rare, surtout en version homologation Group A, et les prix flambent vite. Les pièces spécifiques, qu’elles soient carrosserie, transmission ou moteur, se font de plus en plus chères et difficiles à dénicher. Ça reste un vrai défi à gérer.

La réalité des coûts : budget, entretien et investissement

Prix d’achat et variables de marché

Quand on regarde le marché des Celica GT-Four, c’est un peu la montagne russe selon l’état, la génération et la rareté du modèle. Pour une ST165 dans un état d’origine correct, ça démarre autour de 15 000 € facilement. Mais si la voiture a été bien restaurée ou remise à neuf, ne soyez pas surpris de voir le prix grimper jusqu’à 25 000 €. Ensuite, la ST185 et la ST205 valent généralement plus, surtout les versions avec palmarès ou pedigree Group A homologation. Ça peut monter facilement au-dessus de 30 000 € pour des exemplaires en bon état, voire même dépasser les 40 000 € lors d’enchères ou de ventes ciblées.

Ces tarifs bougent aussi selon la provenance du véhicule. Un import direct du Japon peut coûter plus cher à cause des frais et options d’époque, comme un toit ouvrant ou des sièges en cuir. Et si tu tombes sur un modèle préparé pour la compétition, même avec un historique limpide, tu peux être sûr qu’il nécessitera plus de boulot, donc plus d’investissements dans le temps.

On ne parle même pas ici du budget d’entretien. Les prix d’achat reflètent certes la côte “collector”, mais il ne faut pas oublier qu’une grosse révision complète (distribution, embrayage, liquides) est à prévoir dès le départ. De quoi bien entamer ton budget, surtout si tu veux rouler serein.

Coûts d’entretien et pièges du quotidien

L’entretien d’une Toyota Celica GT-Four, c’est pas comme pour une berline standard. Par exemple, changer la courroie de distribution chez un spécialiste, c’est autour de 800 €, pas franchement donné. Pour la ST205, le budget grimpe encore : réviser le système 4WD ou le différentiel Torsen peut dépasser les 1 000 €. Et si tu dois remplacer un radiateur ou un kit complet de joints de culasse, ça peut te coûter plus de 1 500 €, pièces et main-d’œuvre comprises. Ce n’est pas à prendre à la légère.

Pour tout ce qui est entretien courant, type vidanges, filtres ou bougies, les tarifs restent abordables pour celui qui s’y connaît ou qui a un bon mécano. Mais dès qu’on colle la main aux composants du turbo ou qu’on s’occupe de l’électronique complexe, là il faut des pros aguerris, et ça se paie. Les tarifs horaires en mécanique japonaise pointue sont souvent plus élevés que la moyenne, un fait à anticiper.

Autre coût à ne pas négliger : les pneus. Pour garder le comportement sportif, il faut des pneus performants, comme les Pirelli P600 à l’époque. Ceux-ci s’usent vite, surtout si tu envoies un peu souvent. Il faut donc prévoir au moins 500 € par an rien que pour les trains roulants, un poste souvent sous-estimé.

Spéculation et investissement : une sportive “collector”

Ces dernières années, la Celica GT-Four, dans la vague du regain d’intérêt pour les sportives japonaises des 90’s, voit sa cote grimper sérieusement. Les éditions homologuées Group A ou les exemplaires soutenus par Toyota Team Europe se vendent bien au-dessus du prix standard du marché. Ça attire les collectionneurs prêts à investir, mais aussi certains pièges : pièces introuvables, arnaques sur les imports, ou encore absence de garantie, autant dire que c’est pas la panacée à chaque coin de rue.

Pour un puriste ou un vrai collectionneur, l’achat peut se justifier, mais il faut envisager l’ensemble avec lucidité. Une panne majeure ou le remplacement nécessaire d’une pièce d’origine commandée au Japon, avec tout ce que ça implique en délais et coûts, peut vite réduire la rentabilité de ton investissement.

Risque et sécurité : maîtriser les vrais dangers

Comportement routier : où sont les pièges ?

Prendre le volant d’une Celica GT-Four, ce n’est pas offrir ses clés à n’importe qui. Son comportement, calqué sur une voiture de rallye, demande un vrai coup de main. La répartition de la puissance avec le système full-time 4WD ne veut pas dire que tu vas être invincible. Dans les virages serrés ou sur routes humides, le sous-virage pointe vite le bout de son nez, surtout si le différentiel central Torsen n’a pas été régulièrement entretenu. Là, ça peut surprendre.

Avec le turbo qui explose la puissance, il faut apprendre à doser doucement sur l’accélération, sinon tu risques de perdre le contrôle en un clin d’œil. Elle n’est clairement pas à mettre entre les mains d’un débutant ou d’un pilote au coup de volant incertain. Chaque modèle a ses petites spécificités à connaître. Par exemple, en montagne, les températures moteur grimpent vite, ce qui peut aggraver les risques dès que tu pousses la bête.

Sur la ST205, la suspension Super Strut améliore la motricité sur bitume parfait, mais devient ultra sensible aux défauts de la route. Un simple nid-de-poule peut t’obliger à changer des pièces du train avant, et là, tu es dans la gamme des réparations coûteuses et spécifiques, pas toujours évidentes à gérer quand on n’a pas un bon mécano sous la main.

Freinage, sécurité active et équipements

Toyota a souvent mis le freinage en avant à son époque, mais il faut être sûr de rouler avec des pièces d’origine impeccables pour garder cette réputation. Sur les premiers modèles, pas d’ABS ni d’assistances modernes, ce qui réclame un pilotage posé et responsable, surtout sous la pluie. Pour les pilotes qui veulent vraiment exploiter la voiture, il est aujourd’hui courant de passer à des étriers plus costauds ou des disques plus performants, histoire de compenser les limitations d’origine.

Dans la sécurité passive, il faut vérifier l’équipement exact de ta voiture, parce que suivant les marchés, airbags et autres protections ne sont pas toujours là. Les voitures importées du Japon ou préparées pour le rallye peuvent carrément avoir des modifications qui rendent certains équipements inopérants. C’est un point important à vérifier avant de sauter le pas.

Au final, la Celica GT-Four ne joue pas vraiment dans la cour des coupés modernes sur ce plan-là. L’absence d’aides électroniques dernier cri demande de la prudence, surtout si tu te lances dans des longs trajets ou que tu en fais une voiture de tous les jours. Ce n’est clairement pas une sportive à l’épreuve de tout, mais une compagne exigeante qui te demandera de rester vigilant.

Sensibilisation à l’entretien et implications

L’entretien est la clé pour éviter les mauvaises surprises avec cette sportive. Une petite négligence sur la suralimentation, le système de refroidissement du turbo ou la maintenance du différentiel, et tu peux d’un coup te retrouver avec une baisse de puissance, une conso qui explose ou pire, une casse moteur coûteuse. La rigueur est de mise.

Pour limiter les risques et garder ta GT-Four en forme, je te conseille fortement de rejoindre un réseau d’experts, ou de profiter des rassemblements entre passionnés. C’est là que tu vas glaner les meilleurs conseils, les bonnes adresses pour dénicher les pièces rares et éviter les galères. La communauté autour de la Celica, nourrie par l’expérience WRC, est un vrai plus pour tous ceux qui veulent prendre soin de leur auto.

Points-clés à connaître avant d’acheter : disponibilité, faisabilité et attentes réelles

La réalité du marché de l’occasion

Trouver une Celica GT-Four sur le marché de l’occasion, ce n’est plus une promenade de santé. Les annonces se font rares, surtout quand tu cherches une caisse en bon état d’origine, non bidouillée, avec un historique clair. Les modèles Group A homologation et WRC sont prisés comme des pépites par les collectionneurs, ce qui attise la concurrence et fait monter les prix en flèche.

Il faut vraiment ouvrir l’œil, surtout si tu envisages d’importer du Japon. Le risque de tomber sur un compteur trafiqué, des pièces non conformes ou un historique flou est réel. Les voitures bien entretenues chez Toyota ou par des spécialistes reconnus se dénichent de plus en plus difficilement et partent en général très vite, parfois même un peu au-dessus de leur valeur actuelle pour sécuriser la fiabilité.

Ne t’attends pas à tomber sur un modèle « prêt à rouler » comme ça, tout de suite. Souvent, même un certificat d’entretien bien rempli ne garantit pas qu’il n’y aura pas quelques surprises mécaniques en sortie de route. Et puis, la disponibilité des pièces s’amenuise chaque année : certains accessoires essentiels comme l’intercooler ou les kits carrosserie deviennent introuvables, ou nécessitent des fabrications sur-mesure qui coûtent une blinde.

Fiabilité perçue vs service réel

La réputation de robustesse du moteur 3S-GTE n’est pas usurpée. Toutefois, la durabilité réelle dépend beaucoup de l’attention portée à la maintenance et de l’usage que le précédent propriétaire en a fait : un usage urbain intensif ne sera pas la même histoire qu’un usage rallye ou circuit. Avant d’acheter, il faut poser la question des pièces importantes remplacées récemment et privilégier les autos qui ont bénéficié de restaurations documentées.

Il faut anticiper que même après l’achat, des travaux seront nécessaires, même si la caisse a été vendue comme « prête à rouler ». Le principe de précaution, c’est notamment de s’assurer que le différentiel, l’embrayage et la courroie de distribution ont eu une vie courte et ont été changés récemment. Ces éléments peuvent te sauver la mise.

Enfin, n’oublie pas : la Celica GT-Four reste, malgré tout, une voiture d’une vingtaine d’années. Elle demande donc de la tolérance sur les petits défauts mécaniques, un peu de souplesse dans tes attentes, et surtout, ne pas hésiter à mettre les mains dedans ou à te faire accompagner par un garage qui maîtrise ce type d’engin.

À qui s’adresse réellement la GT-Four ?

Cette voiture parle à pas mal de monde : les puristes qui rêvent de revivre la magie du WRC, les fans de japonaise youngtimer, ou les mordus de sportives qui aiment un pilotage un peu exigeant. Mais attention, ce n’est pas une sportive pour débuter ni une voiture pour rouler tous les jours en ville. Son vrai potentiel apparaît quand tu es capable de la soigner, gérer ses petites manies, et surtout apprécier le lien unique entre route et rallye qu’elle t’offre.

Pour ceux qui songent à sauter le pas, armez-vous de patience pour trouver la perle, de persévérance pour l’entretenir, et surtout d’une bonne dose de lucidité pour bien poser vos priorités. Cela passe par un suivi rigoureux, des améliorations ciblées et une fréquentation régulière des forums et des clubs. Ce n’est pas juste acheter une voiture : c’est entrer dans une aventure, une philosophie de conduite et un univers passionnant qu’incarne la Toyota Celica GT-Four.

Profil utilisateur Conseil d’usage Budget moyen à prévoir (hors achat) Fréquence d’entretien Accessible à
Débutant passionné Privilégiez les balades tranquilles, évitez de modifier la voiture en profondeur, et respectez à fond l’entretien de base. Rien ne sert d’aller trop vite sur ces premières pas. De 1 200 € à 1 700 €/an Entre 5 000 et 7 000 km, avec vidanges, vérifications du système 4WD et réglages de la suspension Idéal pour les amateurs qui débrouillent bien ou les débutants bien accompagnés
Usage intermédiaire/loisir sportif Pour ceux qui aiment saisir l’occasion de sorties sur circuit ou rassembler entre passionnés, pensez à renforcer le refroidissement, à opter pour des pneus sportifs et des améliorations maîtrisées. De 1 800 € à 2 800 €/an Tous les 4 000 km, avec révision turbo, contrôle des joints moteur et alignement Conducteurs avertis, avec expérience sur propulsion et 4WD
Compétiteur et passionné puriste Totalement dédié à la performance rallye, avec préparation moteur poussée, équipement compétition et suivi électronique rigoureux. De 3 500 € à 6 000 €/an voire plus Fréquence élevée entre 2 000 et 3 000 km ou après chaque sortie rallye ou événement Profil expert : pilotes ou collectionneurs avec un budget solide
Jeune conducteur/usage urbain Fortement déconseillé : poids, puissance et coût d’entretien restent élevés, et le comportement technique est trop pointu pour un usage citadin ou un débutant complet. Entre 2 000 € et 3 000 €/an, avec réparations imprévues possibles Entretien régulier indispensable sous peine d’augmenter les risques de panne Usage fortement déconseillé

Foire Aux Questions

Quelles sont les spécifications techniques principales de la Toyota Celica GT-Four ?

La Toyota Celica GT-Four a traversé trois générations, mais elle a toujours gardé son moteur 3S-GTE turbo et une transmission intégrale permanente (full-time 4WD). En termes de puissance, on passe de 185 chevaux sur la ST165 à 255 sur la ST205, avec des évolutions technologiques comme la suspension Super Strut et le différentiel Torsen selon les versions. Son comportement est clairement orienté rallye, ce qui implique un entretien technique costaud et une conduite qui suit.

Combien de générations de la Celica GT-Four ont été produites ?

On parle de trois générations bien distinctes : la ST165 (1986–1989), la ST185 (1989–1993, la plus titrée en rallye) et la ST205 (1994–1999), qui représente le summum technique de la famille. Chaque version a apporté ses avancées, entre puissance, équipements et complexité mécanique, dessinant l’évolution fine de ce mythe japonais.

Quels sont les principaux succès de la Celica GT-Four en rallye ?

La Celica GT-Four a marqué sérieusement le Championnat du monde des rallyes (WRC), avec deux titres constructeurs consécutifs en 1993 et 1994 à son actif. La ST185 est la plus brillante avec 16 victoires, tandis que la ST165 a ouvert la voie avec sa première victoire au Rallye d’Australie en 1989. Ce palmarès exceptionnel s’est construit autour de pilotes emblématiques, même si quelques controverses ont jalonné l’histoire.

Quelle est la puissance du moteur de la Celica GT-Four ST205 ?

La ST205, qui a roulé entre 1994 et 1999, embarque un 3S-GTE turbo de quatrième génération qui délivre jusqu’à 255 chevaux. Cette génération se distingue aussi avec un système d’intercooler très performant, la suspension Super Strut et un différentiel Torsen, des équipements hérités directement du rallye pour maximiser la performance.

La Toyota Celica GT-Four est-elle adaptée pour une utilisation quotidienne ?

Rouler tous les jours avec une Celica GT-Four, c’est faisable, mais uniquement pour des conducteurs expérimentés qui acceptent l’entretien rigoureux. Sa suspension ferme et son système 4WD pointu rendent la vie plus compliquée sur routes dégradées ou en ville. En plus, les coûts d’entretien ne sont pas à prendre à la légère. En somme, ce véhicule est pensé avant tout pour les passionnés, plus qu’en voiture “tout terrain” du quotidien.

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