La Matra Jet 6 prend l’avantage si vous cherchez la version la plus vive, avec 90 à 105 ch pour 195 km/h, là où le Djet V offre environ 70 ch DIN pour une vitesse de pointe de 180 km/h. Les annonces observées placent une Djet à reprendre autour de 26 000 €, des exemplaires modifiés ou restaurés vers 35 000 € à 44 000 €, et une version plus recherchée jusqu’à 57 000 € selon l’état et la configuration.
Jet 5 ou Jet 6 : mécanique, rythme et rareté
La Matra Djet change nettement de ton selon la version choisie. Le Djet V reste le point d’entrée logique pour qui veut le coupé léger et nerveux sans viser la déclinaison la plus rare, alors que la Jet 6 ajoute un vrai supplément de souffle grâce au bloc Gordini.
Le Djet V offre environ 70 ch DIN pour une vitesse de pointe de 180 km/h. La version Djet VS de 85 ch DIN atteint 185 km/h. L’ultime Jet 6 avec le bloc Gordini atteint 90 à 105 ch pour 195 km/h. Sur route, l’écart ne se lit pas seulement sur la fiche technique : reprises plus franches, allure plus soutenue, et attrait collection plus marqué pour la Jet 6.
La Djet a été produite à près de 1 700 exemplaires entre 1963 et 1968, d’abord sous le nom René Bonnet puis sous la bannière Matra. À partir de 1966, la Djet devient Jet, et cette période renforce l’image sportive du modèle, y compris avec son emploi dans les brigades rapides d’intervention de la Gendarmerie.
La Jet 6 de 1968 n’est recensée qu’à environ 91 exemplaires dans le monde, ce qui change forcément la lecture de sa cote. Vous viseriez la plus rare, ou la plus simple à assumer sans crispation à chaque pièce spécifique ?

Djet V, Djet VS ou Jet 6 : laquelle gagne vraiment
Le choix bascule sur trois points concrets : la poussée du moteur, la rareté de la version et le prix d’entrée réellement vu en annonce. C’est là que l’achat devient clair.
| Critère | Djet V | Djet VS | Jet 6 |
|---|---|---|---|
| Puissance | Environ 70 ch DIN | 85 ch DIN | 90 à 105 ch |
| Vitesse de pointe | 180 km/h | 185 km/h | 195 km/h |
| Lecture sur route | Allure déjà vive | Plus énergique | La plus alerte |
| Rareté repérée | Petite série | Petite série | Environ 91 exemplaires recensés pour 1968 |
| Niveau d’annonce vu | 26 000 € à 44 000 € selon état et modifs | 57 000 € sur un exemplaire vu | Plus cher en règle générale si cohérente et complète |
Dans le cas le plus fréquent, la Jet 6 s’impose si le budget suit, parce qu’elle cumule le moteur le plus désirable et la rareté la plus forte.
Le choix s’inverse si l’exemplaire Jet 6 est incomplet, modifié sans cohérence ou trop cher au regard de son dossier : une Djet V ou une VS saine devient alors le meilleur pari.
Quel budget prévoir pour une Matra Djet de collection
Le budget d’une Matra Djet dépend davantage de la cohérence de l’auto que du seul nom sur la malle arrière. Une annonce basse peut cacher une remise en route lourde, alors qu’une auto déjà restaurée peut rester discutable si la mécanique ou la boîte ne correspondent plus à la version.
Une Djet 5 René Bonnet de 1965 est vue à 26 000 € avec un contrôle technique périmé : cela ressemble à une base de projet, pas à une auto prête à rouler sereinement. Une Djet 5 Luxe de février 1967 modifiée avec moteur de Renault 5 Alpine et boîte 5 vitesses de Renault 12 Gordini est affichée à 35 000 €. Une Djet 5 Luxe de mars 1966 restaurée avec moteur neuf de Renault 5 Alpine atmosphérique monte à 44 000 €.
Plus haut, une Djet V S de 1966 avec moteur Gordini apparaît à 57 000 €. Ces montants ne forment pas une cote officielle, ils montrent surtout la hiérarchie du marché visible : base à reprendre, voiture modifiée, exemplaire restauré, puis version plus pointue. Une ancienne sportive, c’est un peu comme un carburateur double corps, si l’un des deux circuits est bancal, tout l’ensemble tourne de travers.
- Version exacte : Djet V, Djet VS, Jet 6, ou René Bonnet antérieure.
- Cohérence mécanique : moteur et boîte conformes à la version annoncée, ou modification proprement documentée.
- Rareté utile : la Jet 6 compte pour l’attrait collection, mais pas si l’auto est incomplète.
- Équipements d’origine : détails de finition, surtout sur une Luxe, qui aident à valider l’authenticité.
- État administratif et roulage : contrôle technique à jour ou non, auto roulante ou base à reprendre.
- Fourchette de marché observée : 26 000 € à 57 000 €.

Pièges à éviter avant d’acheter
Une Matra Djet se juge d’abord à la concordance entre la version annoncée et ce que l’auto montre vraiment. Le piège classique n’est pas la patine, c’est le mélange de pièces, de dénominations et de transformations qui brouillent la valeur.
Version, moteur et nom commercial
Le changement de nom en 1966 entre Djet et Jet impose de lire l’annonce avec calme. Une Jet 6 n’est pas une simple Djet 5 améliorée sur le papier. Le moteur compte, la période compte aussi, et une auto rebaptisée un peu vite peut faire grimper le prix sans raison solide.
Détails de finition sur les versions Luxe
La version Luxe de 1966 reçoit une planche de bord en teck et pouvait avoir un toit ouvrant amovible en option. Ce sont de petits marqueurs, mais ils parlent fort sur une auto rare. Un intérieur refait sans ces éléments n’est pas forcément mauvais, il demande juste une lecture plus stricte de l’authenticité annoncée.
Modifications qui changent la valeur
Un moteur de Renault 5 Alpine ou une boîte de Renault 12 Gordini peuvent rendre l’auto séduisante à rouler, mais ils l’éloignent de sa configuration d’origine. Sur une voiture produite en petite série, la modification doit être claire, assumée et proprement décrite. Une auto floue sur ce point coûte souvent plus cher à comprendre qu’à acheter.
Avant de verser un acompte, contrôlez physiquement la concordance entre la version annoncée, le moteur présent, les équipements de finition visibles et les papiers de l’auto, puis demandez noir sur blanc si la boîte montée est bien celle décrite dans l’annonce.
FAQ
La Jet 6 vaut-elle toujours plus qu’une Djet 5 ?
La Jet 6 part avec un avantage de rareté et de performances, donc sa valeur grimpe souvent plus haut. Cet écart peut disparaître si la Jet 6 est incohérente ou incomplète, tandis qu’une Djet 5 propre, bien restaurée et lisible dans son historique peut mieux tenir son rang.
La Djet VS change-t-elle vraiment la donne face à la Djet V ?
Oui, parce que la VS passe à 85 ch DIN et gagne un peu en allonge. L’écart reste moins marqué qu’avec la Jet 6, mais il existe assez pour orienter un achat vers une version plus sportive sans entrer dans la rareté extrême.
Une Djet modifiée est-elle à écarter ?
Pas automatiquement. Une modification peut rendre l’auto intéressante à rouler, mais elle doit rester compréhensible et bien décrite. Si l’annonce mélange moteur changé, boîte remplacée et présentation de version prestigieuse, le prix doit être regardé avec beaucoup plus de froideur.
Quand l’écart de prix avec une base à reprendre devient-il justifié ?
L’écart devient logique quand l’auto plus chère apporte une mécanique cohérente, une présentation conforme à sa version et moins d’inconnues immédiates. Entre une base à 26 000 € avec contrôle technique périmé et une auto restaurée, la différence ne se juge pas à la peinture seule.
Faut-il privilégier une configuration d’origine ?
Une Matra Djet la plus cohérente possible avec sa définition d’époque reste le choix le plus sûr pour la lecture collection. Une auto modifiée peut garder de l’intérêt, surtout si la transformation est propre et clairement assumée, mais elle doit être payée comme telle, pas comme une version strictement d’origine.


