Honda NSX ancienne vs moderne : laquelle choisir aujourd’hui

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Quand on est passionné d’automobile japonaise, la Honda NSX fait rêver toute une génération. J’ai eu la chance de croiser la route des deux versions, ancienne et moderne. Mais entre le charme intemporel des années 90 et la prouesse technologique d’aujourd’hui, laquelle faut-il vraiment choisir ? Je vous embarque avec moi pour décortiquer ce duel mythique – une vraie histoire de passion, de sensations et… d’un bon vieux dilemme de collectionneur.

Comprendre l’ADN de la Honda NSX : entre héritage et innovation

L’histoire d’une icône : naissance d’une légende japonaise

Petit retour en arrière. La Honda NSX originelle, débarquée en 1990, a mis tout le monde d’accord : un V6 3.0 litres à la sonorité envoûtante, une carrosserie en alu, et, coup de génie, un châssis affiné sous l’œil d’Ayrton Senna lui-même. À l’époque, c’était la première supercar « abordable » qui rivalisait vraiment avec les Ferrari sur le terrain de la fiabilité et du coût d’entretien raisonnable.

Si vous aimez l’odeur de l’essence pure et les sensations brutes, cette NSX première génération, c’est un billet direct pour l’âge d’or de la voiture sportive, sans écran tactile ni assistance invasive. Son style reste à part, tout en lignes tendues et phares escamotables. C’était la Belle Époque, franchement.

La NSX moderne, lancée en 2016, bouscule les codes. Honda sort le grand jeu : V6 biturbo, hybridation, trois moteurs électriques, vectorisation du couple… On frôle la science-fiction. La NSX devient une supercar à la japonaise, hyper sophistiquée, mais qui n’oublie pas la convivialité du modèle d’origine.

Performance : la mécanique du cœur ou le grand huit technologique ?

Voilà une vraie question de passionné : performance NSX ancienne contre performance NSX moderne. D’un côté, la générosité du V6 atmosphérique qui prend ses tours comme un moteur de moto : entre 274 et 294 chevaux, mais surtout une réponse instantanée à l’accélérateur. Une auto vivante, légère (1 350 kg environ), qui pardonne les petites erreurs et se dompte à la force du poignet. On se sent pilote, sans fioriture – c’est direct, honnête, presque brut de décoffrage.

En face, la NSX dernière génération fait parler la poudre : V6 biturbo 3,5 l + trois moteurs électriques = 581 ch cumulés, couple monstrueux (646 Nm), transmission intégrale intelligente, et 0 à 100 abattu en trois petites secondes. C’est un autre monde – un gilet pare-balles électronique qui vous scotche au siège et corrige tout, même les excès d’optimisme. Les kilomètres défilent, le cerveau prend une claque… mais est-ce qu’on perd une part d’âme au passage ? À chacun son trip.

Technologie : rétro-cool ou ultra-connectée ?

Si pour vous, technologie NSX rime avec simplicité, la première du nom a de quoi séduire. Pas d’aide à la conduite voyante, juste la mécanique et le pilote. On tourne la clé, on embraye, tout se passe dans les mains et sous les fesses. On ajuste le siège manuellement – et on est content ! C’est ça, le charme du vintage.

La NSX moderne, elle, déborde de gadgets (cela dit, toujours bien intégrés). Boîte auto double embrayage à 9 rapports (fini le bon vieux levier), écran tactile, modes de conduite réglables, gestion électronique du différentiel et des moteurs électriques… On est dans un cockpit, plus que dans une voiture classique. Tout est fait pour que même une journée sur circuit soit à portée de main d’un conducteur du dimanche – sécurité, facilité, efficacité. Peut-être trop pour certains ?

Design et sensations : la beauté à deux visages

La NSX d’hier : un design qui traverse le temps

Impossible de rester insensible devant une Honda NSX ancienne. Elle a ce style purement 90’s : lignes basses, capot plongeant, phares rétractables (qui, à l’époque, faisaient fantasmer tout gamin qui découpait les photos dans Mon Auto), proportions parfaites. Rien n’est surjoué : tout est subtilité et finesse. À son volant, la nostalgie agit, mais aussi ce sentiment d’être dans une vraie rarité, à une époque où les voitures avaient toutes une “gueule”.

Il y a aussi ce parfum d’anti-conformisme. Là où Ferrari et Porsche jouaient la sophistication ou la brutalité, Honda sortait une GT civilisée, utilisable au quotidien, discrète mais redoutable sur la route et le circuit. La “p’tite jaune” que vous croisiez, c’était peut-être un type pressé d’aller bosser… ou un pilote du dimanche, en route pour un rallye d’anciennes.

La NSX moderne : supercar bien dans son époque

Avec la dernière génération, le style s’est radicalisé : regards acérés, lignes coupées au sabre, prises d’air généreuses, aspects aérodynamiques étudiés au millimètre. La silhouette est plus musclée, le dessin plus agressif. Les amateurs de design “à l’ancienne” pourront tiquer, mais il faut reconnaître qu’en vrai, elle dégage une sacrée présence.

À l’intérieur, c’est l’opulence : matériaux nobles, sellerie cuir (rognant parfois sur l’esprit spartiate de l’origine), écran tactile central, commandes dépouillées mais ultra-modernes. La NSX moderne joue la carte chic, statut de supercar assuré à l’arrêt comme en mouvement. Quant au confort, il monte d’un cran – parfait pour affronter les grandes routes ou la ville sans finir sourd ou courbaturé.

Vie à bord et usage au quotidien : praticité et fiabilité

Prendre le volant d’une NSX classique : pureté et défis

Au volant de la NSX d’époque, tout est mécanique : l’embrayage demande de la précision, la boîte à 5 ou 6 rapports se manipule avec soin, et l’absence d’assistances modernes fait qu’on doit vraiment « habiter » la voiture. On sent la route, chaque imperfection, chaque vibration. C’est le genre de voiture qui vous fait ressortir du garage avec le sourire, mains noircies par la vieille moquette du coffre, mais cœur léger.

Forcément, certaines concessions sont à prévoir. Les systèmes électriques sont limités, la sono d’époque fait sourire, et l’isolation phonique n’est pas au niveau des GT contemporaines. Mais la NSX ancienne se manie sans crainte d’une grosse panne informatique – l’entretien est d’ailleurs plutôt abordable… à condition de trouver les bonnes pièces (qui se raréfient, il ne faut pas se mentir).

NSX moderne : une supercar adaptée… même aux jours de pluie !

Avec la NSX nouvelle génération, tout devient plus docile. La direction assistée est douce ou affûtée selon le mode choisi, la boîte double embrayage avale les rapports dans un souffle, et les moteurs électriques apportent des relances foudroyantes à la moindre sollicitation. L’air conditionné, le système audio premium, la connectivité smartphone : la totale.

C’est clairement la supercar du XXIe siècle – utilisable tous les jours, sans transpirer à chaque feu rouge ou sur une route abîmée. L’entretien est plus cher (technologie oblige), mais la fiabilité Honda reste dans la course, même si certains composants électroniques font grimper les factures. Surtout, rouler différent : c’est rare de croiser une NSX moderne dans la rue, ça crée des liens, croyez-moi.

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