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Talbot Solara : caractéristiques, versions et 1510

Un mécanicien examine une talbot solara ancienne garée devant un atelier traditionnel.
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La Talbot Solara est une berline tricorps produite de 1980 à 1986. Sa gamme repose sur des moteurs Poissy de 1 442 cm3 et 1 592 cm3, pour une puissance allant de 70 à 90 ch selon les versions.

Quelles sont les caractéristiques techniques de la Talbot Solara ?

Pour situer une Solara en un coup d’œil, retenez d’abord ses cotes et son poids : 4 393 mm de long, 1 680 mm de large, 1 390 mm de haut, avec une masse à vide comprise entre 1 040 et 1 090 kg. C’est une base assez compacte pour une berline tricorps de cette génération, sans jouer la carte du gros paquebot. Le tableau ci-dessous reprend les données de référence.

Fiche technique et dimensions de la Talbot Solara

Caractéristique Valeur
Années de production 1980 – 1986
Motorisations Moteur Poissy (1 442 cm3 et 1 592 cm3)
Puissance maximale De 70 à 90 ch
Masse à vide 1 040 à 1 090 kg
Longueur 4 393 mm
Largeur 1 680 mm
Hauteur 1 390 mm

Les motorisations essence appartiennent à la famille Poissy, avec deux cylindrées. En pratique, cela place la Solara dans une logique de voiture de route simple à entretenir pour qui cherche une ancienne utilisable, pas une GT à la fiche technique musclée. La puissance maximale reste modeste par rapport aux standards actuels, mais elle colle à l’usage visé à l’époque. La masse à vide varie selon les versions, ce qui explique qu’une Solara ne se ressent pas tout à fait pareil selon la finition ou l’équipement.

Quelles sont les dimensions et la masse de la berline ?

La Solara mesure 4 393 mm de long, 1 680 mm de large et 1 390 mm de haut. Sa masse à vide va de 1 040 à 1 090 kg. Pour l’achat comme pour la restauration, ce couple dimensions-poids compte surtout au moment de vérifier l’état du train avant, des freins et de la corrosion sous caisse.

Quels moteurs animent la gamme Solara ?

La gamme repose sur deux moteurs Poissy, de 1 442 cm3 et 1 592 cm3. La puissance maximale s’échelonne de 70 à 90 ch selon les versions. Pour un usage courant, la version la moins puissante reste cohérente si vous cherchez une auto simple, tandis que les variantes plus puissantes donnent un peu plus d’aisance sans changer l’esprit de la voiture.

Comment se positionne la Solara par rapport à la Talbot 1510 ?

La Solara reprend la logique de la Talbot 1510, mais elle ajoute une malle arrière pour passer à la berline tricorps. Dit autrement, on ne change pas de famille : on transforme la silhouette. Cette évolution la distingue clairement des berlines à hayon de la lignée 1307/1308/1309, puis 1510, et explique son positionnement plus classique.

La Solara s’inscrit dans la suite de la Simca 1307, élue Voiture de l’année 1976, devenue ensuite Talbot 1510 avant la déclinaison tricorps. La présentation au réseau a eu lieu le 15 avril 1980 à Versailles, comme première nouveauté de la marque Talbot depuis sa renaissance en juillet 1979.

La production se termine en 1986, au moment où s’achève aussi l’histoire de la marque française issue du rachat de Chrysler Europe par PSA Peugeot Citroën. Pour l’amateur, cette chronologie compte autant que la mécanique : elle situe la Solara dans une courte période de transition, ni tout à fait Simca, ni vraiment autre chose.

De la berline à hayon à la version tricorps ?

La différence avec la Talbot 1510 tient à l’adjonction d’une malle arrière. La voiture passe ainsi d’une silhouette à hayon à une carrosserie tricorps plus traditionnelle. C’est un vrai changement visuel, mais pas une rupture totale de base mécanique : la Solara reste de la même lignée.

Quelle est l’histoire de la production de 1980 à 1986 ?

La production court de 1980 à 1986. Le lancement au réseau intervient le 15 avril 1980 à Versailles, puis le modèle accompagne les dernières années de Talbot. Pour l’acheteur d’aujourd’hui, cette période courte aide à comprendre pourquoi certaines pièces ou finitions demandent un peu plus de recherche que sur une berline produite plus longtemps.

Compartiment moteur d'une talbot solara ancienne montrant la disposition des organes mécaniques.

Quelles sont les différentes versions et finitions de la Talbot Solara ?

Les finitions historiques comprennent LS, GL, GLS et SX, auxquelles s’ajoutent des séries limitées comme Pullman et Executive. Cela donne une gamme assez lisible : entrée de gamme, niveaux intermédiaires, puis version mieux équipée. Le cœur de l’intérêt, pour un collectionneur, tient souvent dans l’état réel de la voiture plus que dans l’étiquette de finition.

Au lancement, la LS utilise le moteur Poissy de 1 442 cm3 avec 70 ch. À l’autre bout de l’échelle, la SX reçoit d’office un ordinateur de voyage, des vitres teintées, des appuie-tête arrière et un verrouillage centralisé. Entre les deux, les versions GL et GLS servent de transition logique, sans que la Solara change de philosophie. Les séries limitées Pullman et Executive ajoutent un intérêt historique, surtout pour qui cherche une variante moins courante.

Quelles sont les différences entre LS, GL, GLS et SX ?

La LS débute avec le 1 442 cm3 de 70 ch. La SX monte en gamme avec des équipements de confort et de sécurité d’usage, comme l’ordinateur de voyage et le verrouillage centralisé. Les versions GL et GLS se placent entre les deux. Pour choisir, regardez d’abord l’état de la carrosserie et de l’intérieur, puis seulement le niveau de finition.

Quelles sont les séries limitées commercialisées ?

Les séries limitées citées sont Pullman et Executive. Elles intéressent surtout par leur rareté relative et par leur place dans la carrière du modèle. Si vous visez une auto à conserver, une série limitée ne remplace pas une caisse saine ; si vous visez une utilisation régulière, une finition plus simple peut parfois être plus facile à vivre.

Quelles erreurs faut-il éviter avec une Talbot Solara ?

  • Choisir une voiture uniquement pour sa finition haut de gamme produit souvent une mauvaise surprise : on découvre une corrosion de carrosserie ou des équipements fatigués, alors qu’une version plus simple, mieux suivie, serait plus saine. Préférez l’état structurel à la liste d’options.
  • Confondre la Solara avec une simple 1510 reconvertie fait manquer la vraie différence : la malle arrière change la silhouette, donc la tôlerie et certains éléments de carrosserie ne se traitent pas comme sur un hayon. Vérifiez chaque panneau avant d’acheter.
  • Se fier au seul kilométrage crée un faux sentiment de sécurité : une ancienne qui roule peu peut aussi cacher des durites durcies, des freins grippés et une alimentation à reprendre. Contrôlez l’usage récent et les remises en route.
  • Négliger les pièces spécifiques de finition complique la restauration : un intérieur de SX ou une série limitée peut demander plus de recherche qu’une version courante. Identifiez les éléments rares avant de démonter.

Faut-il viser une Solara plutôt qu’une autre Talbot ?

La Solara vaut le détour si vous cherchez une berline ancienne au dessin classique, avec une mécanique simple et une identité bien marquée. Elle est moins séduisante si vous voulez une compacte à hayon plus pratique au quotidien. Pour un amateur de patrimoine automobile, elle garde l’intérêt d’un modèle de transition, produit sur une fenêtre courte et décliné en plusieurs versions nettes.

Si votre priorité est l’usage, une Solara saine en finition intermédiaire reste souvent plus rationnelle qu’une série limitée fatiguée. Si votre priorité est la collection, la rareté et l’équipement de certaines versions peuvent faire pencher la balance. Dans les deux cas, la caisse et la traque de la corrosion passent avant le badge sur le coffre.

Vue arrière d'une talbot solara exposant sa malle arrière caractéristique de berline tricorps.

La Solara est-elle liée à des productions finlandaises ?

Des versions spécifiques de la Solara et de la 1510 ont été produites par Saab-Valmet en Finlande pour le marché intérieur, avec des variantes diesel ou à équipements spécifiques. C’est un point à connaître si vous tombez sur une auto inhabituelle : une configuration différente ne signifie pas forcément transformation artisanale, mais peut correspondre à une production particulière.

FAQ

La Talbot Solara est-elle une vraie berline tricorps ?

Oui. La Solara est une automobile tricorps, dérivée de la Talbot 1510. Sa malle arrière la distingue nettement de la silhouette à hayon de la base dont elle provient.

La production de la Solara s’arrête-t-elle en 1986 ?

Oui, la production s’étend de 1980 à 1986. Cette fin de carrière coïncide avec la fin de la marque française issue du rachat de Chrysler Europe par PSA Peugeot Citroën.

Quels moteurs retrouve-t-on sur la Solara ?

On retrouve des moteurs Poissy de 1 442 cm3 et 1 592 cm3. La puissance maximale va de 70 à 90 ch selon les versions.

Quelle version de Solara est la plus équipée ?

La SX est la version la plus richement dotée parmi les finitions citées. Elle reçoit de série un ordinateur de voyage, des vitres teintées, des appuie-tête arrière et un verrouillage centralisé.

Existe-t-il des variantes particulières de la Solara ?

Oui, des versions spécifiques ont été produites en Finlande par Saab-Valmet pour le marché intérieur. Elles peuvent inclure des variantes diesel ou des équipements spécifiques.

Sources

À propos de l’auteur

La 2CV et les voitures anciennes sont au cœur de ses articles sur Cherdeuches19. Il s’intéresse à l’histoire des modèles, à leur entretien et à leur restauration, avec une attention particulière à la préservation du patrimoine automobile. Ses sujets couvrent les pièces, les particularités mécaniques et les points à examiner avant un achat ou une remise en état.